Chrysler, General Motors, Ford : les trois géants américains sont en train de rivaliser avec Toyota et Honda. En l'occurrence, pour Ford, la croissance est exponentielle avec un bond de 17% des ventes au mois d'avril. Un chiffre qui permet aussi aux trois grands groupes d'atteindre 45.6% de part de marché, une évolution encourageante pour envisager un avenir porteur d'espoir et de solides investissements avec la bénédiction des actionnaires.
Alors que la plupart des PDG des grands constructeurs automobiles mondiaux seraient prêts à tout pour voir leur courbe des ventes se redresser, le Président de Ferrari Luca di Montezemolo s'est payé le luxe d'exprimer sa volonté de réduire son volume de production dans les prochaines années.
Après Renault et sa filiale low-cost Dacia, c'est au tour de l'autre firme du groupe Renault-Nissan de (re)lancer sa marque prédestinée aux marchés émergents. Nissan fera renaître Datsun cette année, avec un premier modèle prévu pour cet été.
Créé dans les années 30, par Nissan justement, Datsun avait disparu du paysage automobile en 1981. Dans le contexte actuel, le constructeur nippon a jugé judicieux de ressortir sa marque low-cost des cartons et de l'implanter en Inde, où un premier modèle verra le jour le 15 juillet prochain.
Le marché Allemand connaît un sérieux coup d'arrêt en mars, puisque les immatriculations ont baissé de 17,1%. Un chiffre que nous n'étions pas habitués à voir, tant les constructeurs allemands avaient réussi avec brio à sortir la tête de l'eau quand tous les autres buvaient la tasse.
Du côté français la chute de Peugeot-Citroën s'élève à 16 % alors que Renault voit ses immatriculations reculer de 9,6 %. Des chiffres toujours aussi alarmistes, mais qui ne sont guère surprenants au vu de la conjoncture actuelle.
Le Conseil d'administration de General Motors (GM) s'est réuni à Rüsselsheim pour souligner son engagement en faveur d'Opel et de l'Allemagne. Cet engagement s'est également manifesté dans l'approbation d'un programme d'investissement international : GM va investir 4 milliards d'euros en Allemagne et en Europe d'ici 2016. « En tant que constructeur à vocation internationale, GM a besoin d'une forte présence en Europe – aussi bien sur le plan du design et du développement que dans les domaines de la fabrication et de la commercialisation, » a déclaré Dan Akerson, Président et CEO de GM lors d'une réunion de presse à l'Adam Opel Haus. « Opel est un élément essentiel de notre succès et bénéficie d'un soutien total de la société mère. »
Le Conseil d'administration avait choisi de tenir en Allemagne sa réunion périodique, afin de recueillir directement des informations sur l'évolution de sa stratégie décennale DRIVE!2022 et les défis propres au marché automobile européen. Le Conseil a également saisi cette occasion pour rencontrer des hommes politiques, des responsables syndicaux et des économistes.
Bentley Motors poursuit sa croissance : le constructeur automobile annonce pour le premier trimestre 2013 une augmentation des livraisons de 25,75 % par rapport au premier trimestre 2012 (1,759), soit 2 212 véhicules livrés dans le monde. Cette croissance a été tirée par un marché dynamique aux États-Unis ainsi que par des ventes exceptionnelles au Moyen-Orient, en Asie-Pacifique et en Europe, avec l'ouverture de huit nouvelles concessions au premier trimestre.
Renault a remporté le lot « voiture électrique 4 places de type polyvalent » et le lot « berlines compact électrique » de l'appel d'offre complémentaire émis par l'Union des Groupements d'Achats Publics (UGAP).
2 000 Renault ZOE et 100 Renault Fluence Z.E vont être commandées sur trois ans.
Si les choses avancent bien aux Etats-Unis, l'Europe se doit encore de mettre en place les mesures nécessaires, tant du côté des constructeurs automobiles que des gouvernements et municipalités, pour permettre à la voiture électrique de réellement prendre ses marques sur nos routes. Il y a 10 ans, cela était encore vu comme quelque chose de marginal.
Mais chaque salon automobile est là pour nous rappeler que l'industrie a attaqué un tournant qui ne se limite pas à une simple mode liée à une volonté de communiquer « vert ». Carlos Ghosn, PDG de l'Alliance Renault-Nissan, fut l'un des premiers à croire en cet investissement massif à réaliser pour le futur de l'industrie. Aujourd'hui, grâce à de l'anticipation et certes un peu de chances, son pari est sur le point d'être remporté.
La valeur cumulée des cinq premières transactions réalisées par des acheteurs français sur des cibles allemandes s'élève à 1,1 milliards d'euros, contre 1,05 milliards d'euros pour les cinq premières transactions dans le sens inverse.
Même si la France, et l'Europe plus généralement, souffrent toujours de la crise automobile, le nombre des immatriculations mondiales ne cessent de croître.
Renault, qui touche le fond sur le territoire national, se porte très bien au Brésil (18% d'augmentation de ses immatriculations là-bas) et les investissements du groupe à l'étranger, notamment en Espagne et au Maroc, se multiplient.