La mutation d'Opel, sous l'influence de GM, prend forme et les plans sont en marche. Les nouveaux bancs à rouleaux remplaceront l'ancien équipement et permettront le développement d'une nouvelle génération de groupes motopropulseurs à l'horizon 2020 et au-delà. De plus, seront ajoutés des bancs d'essais flexibles qui permettront d'améliorer l'efficacité opérationnelle. Ce laboratoire ultramoderne sera ensuite relié aux installations travaillant sur les moteurs de GM situées à Pontiac et Turin.
PSA n'en finit plus de faire l'actualité. Cette fois-ci , c'est l'usine d'Aulnay-sous-Bois qui est pointée du doigt.
En effet, l'ex-usine phare du groupe pourrait diviser ses journées de travail par deux dans quelques jours, pour ne produire que le matin, et ce en alternance entre les équipes de l'après-midi et celles du matin.
PSA et Renault veulent accélérer les négociations avec les syndicats, car le Salon de Genève approche à grands pas. Un plan de sauvegarde de l'emploi et un accord de compétitivité pour Renault sont en ligne de mire.
PSA devrait notamment faciliter les premiers départs de l'usine d'Aulnay et Renault espère une sortie rapide des négociations avec les syndicats.
Il faut dire que c'est une mesure symbolique à fortes répercutions : les grands patrons des groupes automobiles ont décidé de faire un geste sur leur salaire. En effet, le patron de Volkswagen a décidé de réduire son salaire, tout comme le PDG de PSA et de Renault, les deux groupes phares français.
Pourtant, le PDG de Volkswagen n'est pas à plaindre : son groupe est un des seuls à surnager dans la crise et lui-même peut compter sur un salaire de 14 millions d'euros annuels (une somme qui aurait cependant été plus conséquente sans sa décision).
L'usine d'Aulnay-Sous-Bois fermera en 2014 et pas avant, a indiqué Denis Martin, directeur industriel de PSA. « Nous avons besoin de cette période-là pour finaliser l'ensemble des projets de ré-industrialisation », explique ainsi celui-ci.
Les syndicats, quant à eux, ont accepté le déblocage anticipé des transferts de salariés d'Aulnay vers le site de Poissy.
Si les grands groupes français souffrent en première ligne d'une situation économique et structurelle sans précèdent, les équipementiers automobiles ne sont pas en reste non plus.
C'est le cas de l'équipementier MPAP, situé à Ploermel, en Bretagne. L'entreprise en question a prévu un plan de restructuration visant à supprimer 53 postes sur les 160 que compte la société.
Le sous-traitant a en outre notifié aux salariés que parmi les 53 postes destinés à disparaître, 39 concernent les opérateurs de production, signe que l'activité tourne vraiment au ralenti.
L'usine PSA d'Aulnay-sous-Bois, qui doit faire les frais en 2014 du plan social du constructeur français, n'a pas ouvert ses portes le lundi 21 janvier, à cause d'une panne électrique, d'après les dires de la direction du site. La CGT ne l'entend pas de cette oreille et accuse les dirigeants de vouloir "désorganiser" une grève partielle entamée la semaine dernière.
Le constructeur au losange a annoncé la suppression de 7 500 postes dans ses usines françaises d'ici à 2016. Une mauvaise nouvelle pour l'industrie hexagonale qui a fait l'effet d'une bombe et contre laquelle les salariés du groupe et les syndicats protestent déjà de vive voix.
Le Président François Hollande est loin d'être en weekend. Le chef de l'Etat s'est rendu aujourd'hui dans l'Eure, sur le site Petroplus de Val-de-Reuil, pour rencontrer les salariés de la raffinerie de Petite-Couronne, où sont menacés de nombreux emplois.
"Nous avons le devoir de tout faire pour chercher un repreneur dans les meilleures conditions", a annoncé Hollande lors de cette rencontre avec une délégation syndicale. "L'Etat est à leurs côtés, même si je ne peux rien leur faire comme promesse définitive, ça dépendra beaucoup de l'existence et de la force du repreneur".
Après le transfert de la chaîne de production de l'Opel Astra, de Bochum à Rüsselsheim, il y avait fort à parier que le site de Bochum allait fermer ses portes. General Motors a confirmé ces spéculations, et annoncé que l'usine stoppera toute production une fois le Zafira retiré du marché.
Le monospace compact du constructeur allemand, dont la mort est programmée pour 2016, est le dernier véhicule encore assemblé sur le site de Bochum, qui produisait également des Astra jusqu'au mois de mai dernier.