Colin Chapman n'est pas seulement la raison d'être de l'enchevêtrement de lettres en arrière du logo Lotus (Colin Anthony Bruce Chapman), c'est aussi celui d'un esprit : "Light is right" ou encore moins de masses embarquées, et davantage de plaisir et d'efficacité. Les ingénieurs d'Hethel continuent d'ailleurs de perpétuer cette philosophie de conception. Au coeur de cette histoire, L'Esprit est le fruit de la rencontre entre un ingénieur d'exception et de Gorgietto Giugiaro, autre visionnaire, mais côté stylisme et design cette fois (les deux notions étant à tort confondues).
Comprenons d'abord d'où vient cette auto monocorps aux lignes en coin, qui a traversé les rêves de plusieurs générations de gamins. Un certain Giugiaro vient de signer les lignes de la Maserati Boomerang, au style cubique et plaçant le centre de gravité très bas. Et qui dit centre de gravité bas, dit excellent "chassis Handling" ! Telle sera l'Esprit ! Nous sommes alors en 1972 !
Au-delà de ce jeu de mot particulièrement facile, référence à la grande chanteuse cap verdienne, Cesaria Evora, se cache une nouveauté Lotus. Une première depuis une quinzaine d'années et la sortie de la base Elise, utilisée et réutilisée. Opel Speedster, Tesla, ou dernièrement Dodge EV Circuit, vue dans nos colonnes. Pour la petite histoire, le nom Evora, est le fruit de la rencontre de l'histoire (noms commençant par E), de la notion d'évolution (Evo) et de la facilité d'en posséder les droits (Plus facile qu'Eagle, nom du projet en interne...)
Lotus se devait d'évoluer et de faire face à la récession qui bouscule tous les constructeurs, de luxe inclus. D'après les responsables du projet, notamment Roger Becker, ingénieur et pilote de talent, comme une vidéo (merci Imotor TV et YouTube!) vous le montrera, et Russell Carr, le « chief designer », il s'agissait de ne pas bafouer l'héritage de la marque, tout en proposant quelque chose de nouveau, un 2+2 à moteur central arrière. Rare serait un mot plus juste, puisque si l'Evora est la seule à proposer ce type d'architecture, elle fait écho à de grands noms tels que Ferrari Mondial ou encore Maserati Merak.
Un objectif? Parfaitement, celui de renouer avec la tradition GT de Lotus, rompue avec l'arrêt de la production de l'Esprit, en 2003. Mais, pour voir une nouvelle Esprit, il vous faudra patienter encore un peu, je sais c'est frustrant, surtout lorsque l'on a en tête les séquences des James Bond avec la belle blanche, la voiture, et pas Carole Bouquet, très en forme elle aussi dans « Rien que pour vos yeux ».
Colin Chapman n'a pas été que le fondateur de Lotus (date), ou un ingénieur de talent, par qui est arrivé (bien que le titre de précurseur en la matière soit disputé par l'ingénieur français Max Sardou, dont le nom n'a pas vraiment brillé de milles feux) entre autre innovation, l'effet de sol. Mais c'est une autre histoire.
Pourquoi, cette introduction sous la forme d'un hommage à ce grand bonhomme de l'automobile ? Car ses idées et son concept de l'automobile reviennent en force, crise aidant : Lighter is better, et par extension, Smaller is better. N'oublions surtout pas qu'à usage donné, véhicule adapté, et ce en termes de gabarit, de volume disponible et donc de poids, et par conséquent de puissance et enfin, au début de la chaîne, de consommation de carburant, ouf !
Nos constructeurs le comprennent enfin, à moins que ce ne soit nous.....Toujours est il qu'après la Smart du groupe Daimler Benz, après l'arrivée en fanfare et surtout épaulée par une stratégie plutôt fine de la Toyota IQ, voilà-t-il pas que VW et BMW (un Isetta revival ?) travaillent eux aussi sur des puces des villes, qui peuvent, mais de façon ponctuelle (à vous de voir...), se transformer en véritable arche de Noé !
Les mordus de la piste ont une option de plus pour rivaliser avec leur argent durement gagné. En utilisant la même philosophie que pour les véhicules de Lotus, de Caterham et de KTM, la Fuoss 01 se fie à son poids léger pour réaliser une performance acceptable. Mais avec un 40 ch seulement, le moteur de moto 400cc de Suzuki tirant la monoplace de 660 livres, V-Max est vite limité à 90 mph. N'empêche, la Fuoss devrait être un outil de piste agréable, en particulier avec sa transmission séquentielle cinq vitesses calquée sur Suzuki, maintient le moteur en ébullition. Le pilote se retrouve en assise aussi basse que possible et sans capot au-dessus, la masse est centralisée vers le bas. Seulement dix exemplaires sont prévus pendant sa première année de production en 2009. Donc, si vous voulez un de ces engins à €29 000, vous avez intérêt à agir vite.
Les fans de la marque Lotus ont dû patienter treize ans avant de voir la marque britannique lancer un nouveau modèle sur le marché. Cela sera le cas au printemps prochain avec l'arrivée de la nouvelle Lotus Evora.
L'Evora semble incarner le rêve des pères de famille. Si l'on considère les détails techniques, on reconnaît une familiale dynamique plutôt qu'une sportive de haut niveau. Elle sera dotée d'un V6 de 3,5 litres et 206 kW/280 ch dont le taux d'émission de CO2 est annoncé à 225 grammes par kilomètre. Censée réaliser le 0 à 100 km/h en moins de 5 secondes, la Lotus Evora pèsera 1,3 tonnes et atteindra une vitesse maxi proche des 250 km/h.
Cependant, son optique semble tenir un autre langage. Pour un empattement de 2,58 mètres, elle mesure à peine 4,34 m de long et ne dépassera guère, avec ses 1,22 m de haut, la ceinture de son conducteur. On pourrait presque dire : tout ce qui brille n'est pas or. Ou Lotus se montrerait-elle compréhensive vis-à-vis des clients ayant une famille, la bedaine de l'abondance et souffrant de mal de dos? Avec la nouvelle Evora, Lotus entend interpeller un nouveau groupe de clients ne voulant en aucun cas renoncer à leur petit confort. Cela se reflète aussi au niveau du prix : la quatre portes devrait coûter autour de 70 000 Euro. Tous les fans de Lotus qui ont encore le mal de la légendaire Esprit, le bolide de fonction de James Bond, peuvent toutefois se rassurer. Le successeur prévu pour 2011 devrait être animé par un huit cylindres.