Sans doute aviez vous eu vent de l'Aston Martin V8 Zagato. Une étrange forme, caractéristique des années 80, taillée à la hache, et dotée des immanquables bosses de toit Zagato. Mais si vous pensiez qu'une équipe Aston n'avait jamais été plus loin dans la définition d'une auto, vous vous trompez. Car en 1980, un concept très proche de la série vit le jour, la Bulldog.
C'est l'histoire d'un designer, que nous avions déjà évoqué, William Towns. Un designer qui aura marqué la décennie 80 de sa patte plutôt caractéristique. Aston Lagonda, DMC de Lorean et bien entendu, la Bulldog. Son nom n'a pas pour origine le type de réaction des patrons de l'époque ("nom d'un bulldog !"), mais un souvenir de pilote (aérien) du directeur général de l'époque, Alan Curtis. En effet, le "Scottish Aviation Bulldog" semble lui avoir laissé des souvenirs indélébiles !
Prius 3 et Golf sont les grandes gagnantes du prix de la meilleure voiture de l'année au Japon. Ou plus exactement, le 41ème salon auto de Tokyo a vu la révélation de ces prix forts courus, décernés par la JAMA (Japan Automobile Manufacturer's Association).
Ces prix sont destinés à récompenser la meilleure voiture Japonaise, ainsi que la meilleure voiture importée. Si la nomination d'une Golf n'est guère une surprise tant l'auto est un symbole, la Prius est celui du passage des motorisations thermiques aux motorisations non conventionnelles. Ceci à l'heure, où non seulement l'auto est en crise, et que Toyota n'échappe pas à la règle, mais également à celle où est dévoilée la Prius Plug-in. Le Plug-in, c'est le taux d'hybridation de l'auto. Une hybride se signale par une typologie double : le type d'architecture, à savoir, de quelle façon les motorisations travaillent de concert (série, parallèle ou encore mixte, cas de la Prius) et le taux d'hybridation. Ici le grand avantage du Plug-in est de pouvoir compter non seulement sur le groupe thermique pour recharger les batteries, mais également sur le réseau électrique !
La nouvelle a fait beaucoup de bruit ces derniers jours : une Fiat 500 sur deux ne passerait pas le contrôle technique en Belgique ! Et les propriétaires actuels de s'inquiéter, tout comme les marchands de véhicules d'occasion qui voient leurs joujoux devenir tout bonnement invendables. En cause, la suspension qui dans 50 % des cas ne passe pas le test d'adhérence. Ce dernier consiste en une série de vibrations sur un banc de suspension. Normalement, le pneu est censé rester en contact permanent avec le banc durant la phase vibratoire. Mais alors que le taux d'adhérence doit être au moins de 20 %, celui de la Fiat 500 est de... 0 % ! Ce qui rend la jolie petite italienne très dangereuse, particulièrement sous la pluie. Les responsables de Fiat Group Belgio ne nient pas le problème mais estiment qu'il ne tardera pas à être résolu. D'après eux, c'est le test du contrôle technique qui n'est pas fiable et soulignent que le problème ne se pose qu'en Belgique. C'est également l'avis de Touring qui conclut que le contrôle technique dans son organisation actuelle pose question, "puisque la voiture a réalisé d'excellents scores en matière de protection des passagers lors des crash tests." Touring conteste également le fait que la Fiat 500 manque de sécurité, la voiture ayant été testée par l'EuroNCAP, qui est représenté en Belgique par Touring. Le véhicule a atteint le score de 35 points, et donc de 5 étoiles, au niveau de la protection des adultes dans la voiture. Reste qu'une solution devra rapidement être trouvée afin de rassurer les propriétaires de Cinquecento, mais aussi pour ne pas plomber un succès commercial qui jusqu'ici roulait sur du velours.
Les bizarreries automobiles ne manquent pas. De même, les équipements farfelus sont également légion. Dernière trouvaille : le revêtement imitant la surface des balles de golf à coller sur n'importe quelle auto... Ah, ils ne savent vraiment plus quoi inventer !
Une balle de golf se signale par des petits trous à sa surface. Espacés de manière régulière, ils permettent d'améliorer la pénétration dans l'air de ces petites balles en limitant le décollement de la couche limite, responsable en grande partie de la traînée. On cherche ainsi à la recoller en créant des turbulences. Ainsi, les gens de chez SkinzWraps ont développé un sticker à appliquer sur n'importe quelle auto et sur la totalité de sa surface (procédé un tantinet grossier )! Mais on pourrait aller plus loin : sur un vélo, une moto, un scooter, ou pourquoi pas un tricycle ! Blague à part, les développeurs semblent plutôt confiants quant à l'efficacité de leur produit, le Fastskinz : 18 à 20 % d'économies de carburant en comparaison de véhicules à la peau "lisse"...
Cette fois, ça y est ! BMW déjà, avec une ré-interprétation de son C1 ; cette fois Honda, avec celle de son célèbre Super Cub. En production depuis 1958 (1952 pour le Cub), cette machine, qui a largement contribué à l'essor de Honda, et toujours produite, devient électrique. Voici donc le Cub EV (prononcez IVI ).
L'histoire bégaie ! Cub un jour, Cub toujours ! On peut comprendre en observant ce véhicule d'où provient la solidité des produits Honda. En effet, les premiers Cub étaient destinés à l'usage des ouvriers, au Japon, où le travail est tout. Alors, manquer une journée et c'est Hara-kiri... Plus sérieusement, la nouvelle est excellente : comment Honda peut-il miser sur son Cub sans s'assurer du sérieux de l'opération ? On n'a que très peu d'informations sur ce véhicule électrique, si ce n'est que deux moteurs l'équipent . Aucune indication concernant les batteries, ni l'autonomie.
Chez Nissan, on ne pense pas seulement aux autos électriques, mais également à remplacer le conducteur... car les hybrides sont désormais proscrites, comme nous l'a rappelé Carlos Ghosn. En fait, les drôles d'engins représentent le futur probable de nos routes. On connaissait déjà les systèmes anti-collision radar de chez Daimler, voici les robots programmés à l'image des poissons évoluant en bancs, ou à l'image des bourdons, car ces espèces animales possèdent la faculté de ne pas se rentrer dedans...
Ou encore de créer une interactions entre les véhicules, et ainsi éviter toute collision. L'idée semble très séduisante, car les accidents de la route demeurent des drames. Techniquement parlant, il s'agit d'un travail sur la manière de piloter ces engins. Donc capteurs, électronique interne...
Les japonais ne sont décidément pas en manque d'inspiration. La preuve avec cette étude de style créée par plusieurs étudiants en design. Conch, qui signifie conque en anglais (une espèce de coquillage), est un petit véhicule public, destiné à arpenter principalement la ville. Il a pour but de sensibiliser les jeunes aux problèmes de mobilité et compte bien les séduire grâce à une technologie embarquée de haut vol. On relèvera par exemple un système de démarrage à l'aide du téléphone portable du locataire ou la présence d'un transmetteur "ICT" qui permet à Conch de communiquer avec d'autres véhicules et d'ainsi encourager le car-sharing. Conch pèse environ 850 kg et mesure moins de 3 mètres de long. Trois personnes peuvent prendre place dans le véhicule, le conducteur s'installant au centre de l'habitacle. Doté d'un moteur électrique alimenté par une batterie lithium-ion, ce "coquillage urbain" dispose d'un couple de 142 Nm, de quoi se mouvoir en tout aisance en ville, sans bruit et surtout sans CO2 !
Les voitures efficientes ne sont pas forcément fades et sans intérêt. C'est ce que BMW s'efforce de démontrer à travers ses dernières concept-cars. Après le concept car Vision Efficien Dynamics, le constructeur Munichois nous présente la Simple : une petite voiture pendulaire et hybride.
Ce petit engin à la plastique anguleuse digne d'un F117 (avion de chasse furtif) succède au concept Clever, développé en partenariat avec l'IFP (Institut Français du Pétrole). Ce n'est pas dans les allées d'un salon automobile mais dans le musée de la marque que le concept a été dévoilé au public. La Simple combine les deux corps de métier du constructeur Munichois, à savoir l'automobile et la moto. Le passé aéronautique de la marque apparait aussi dans les traits de ce concept. Il est donc naturel qu'il trouve sa place au musée.
Des voitures autonomes qui se conduisent toutes seules, une utopie digne de Jules Verne ? Non, car ceci pourrait bien devenir réalité d'ici une décennie. En effet, un nouveau projet de l'Union européenne, appelé SARTRE, a vu le jour dans le but de mettre au point et de tester l'ensemble technologique nécessaire pour que des véhicules puissent se mouvoir seuls et en convoi sur les autoroutes. Il serait ainsi possible d'améliorer les flux du trafic, de diminuer les temps de trajet, d'offrir un plus grand confort aux automobilistes, de diminuer le nombre d'accidents et de réduire les consommations ainsi que les émissions de CO2.
Ce n'est un secret pour personne, Audi compte bien commercialiser la technologie électrique actuellement développée dans les bureaux du constructeur d'Ingolstdt et matérialisée il y a peu sous la forme du concept-car e-Tron. Mais sous quelle forme me direz-vous ? Rien n'est encore décidé mais il semble que ce sera sous les traits d'un roadster à moteur central arrière, dénommé R4 et basé sur la plate-forme des prochaines Porsche Boxster et Cayman. Et qui dit moteur central arrière, dit forcément motorisations classiques, probablement dérivées de la petite sœur, l'Audi TT.