Essai Range Rover 2013 : l'infaillible roi du tout-terrain




Rares sont les voitures qui peuvent de targuer d'avoir accédé au rang de mythe automobile. Et c'est encore plus le cas quand il s'agit de 4x4. Le Range Rover fait partie de cette poignée de véhicules d'exception qui, au fil des années, se bonifient afin de maintenir leur place de numéro un. Il y a quelques semaines, le constructeur britannique présentait la quatrième génération du modèle au Maroc. Autoblog a pu la tester en avant-première pour ses lecteurs.




Le Range Rover est né en 1970. A l'époque, un 4x4 était plus un outil de travail qu'un véhicule de loisirs. Seuls les professionnels dont les activités nécessitaient une voiture du genre se permettaient de rouler en tout-terrain. Inconfortable, bruyant et poussif, pour rien au monde le citoyen lambda n'aurait mis les pieds dans ces véhicules préhistoriques, quasiment agricoles. Et puis vient la révolution. Le Range, certes moins luxueux que la génération actuelle, fut le premier à proposer les services d'un vrai tout-terrain sous la robe d'une voiture habitable et confortable. Au menu : une transmission intégrale permanente, des suspensions cotonneuses et un gros V8 à essence qui permettait au Range de croiser à près de 150 km/h ! Ce fut du même coup l'avènement d'un nouveau genre automobile, qui allait tout d'abord faire des émules de l'autre côté de l'Atlantique puis revenir sur le Vieux-Continent avec une déferlante de concurrentes dès le début des années 90.




Souverain en toutes circonstances

Le Range Rover de quatrième génération est le seul SUV du marché à être doté d'une structure monocoque entièrement en aluminium. Du coup, là où la précédente génération accusait un embonpoint éléphantesque, la nouvelle a perdu plus de 400 kg ! Tout bénéfice bien entendu tant pour la consommation de carburant que pour les émissions de CO2. Le V6 diesel se contente ainsi en moyenne de 7,5 l/100 km, tout en ne rejetant que 196 g C02/km.

L'atout majeur du Range c'est aussi son fameux Terrain Response. Celui-ci permet en effet de sélectionner différents modes pré-programmés, qui adaptent la transmission et le châssis afin d'offrir la meilleure réponse en tout-terrain. Le Terrain Response II, qui équipe le nouveau Range, y ajoute un mode automatique qui analyse les conditions de conduite, et adapte les réglages du moteur, de la boîte, de la direction, du différentiel et des suspensions, mais également une assistance au freinage en pente (Hill Descent Control), l'assistance au démarrage en côte, le contrôle de stabilité au roulis ou encore le relâchement progressif de la force de freinage en pente. Un véritable arsenal de guerre qui permet au Range Rover d'affronter n'importe quel terrain, qu'il soit boueux, enneigé, rocailleux ou sablonneux.



L'apogée du luxe et du confort

Si le premier Range Rover était particulièrement dépouillé, cette quatrième génération en met plein la vue. Son habitacle est en effet digne des berlines haut de gamme, tout ce que l'Île britannique faisant de mieux en la matière se retrouvant à l'intérieur du Range. Cuir souple et doux, boiseries fines, quelques touches d'aluminium, rien ne manque à l'appel. A peu de choses près, on se croirait installé dans une Bentley ou une Rolls-Royce. Outre des sièges au maintien sans faille, le Range dispose d'une insonorisation remarquable, mais surtout d'une suspension moelleuse qui digère toutes les inégalités de la chaussée sans en faire part à l'habitacle. Un véritable palace sur roues !




Sous le capot

En attendant l'arrivée d'un modèle hybride, Land Rover propose trois motorisations différentes sur son Range. L'entrée de gamme n'est autre qu'un V6 diesel de 258 ch, suivi du V8 diesel de 339 ch. En essence, on trouve une motorisation au catalogue, et non des moindres, puisqu'il s'agit d'un V8 essence turbocompressé de 510 ch ! Les trois mécaniques sont à même de tracter une masse de 3,5 tonnes ! Le V8 essence, sommet de la gamme, permet au Range d'abattre le 0 à 100 km/h en seulement 5,4 secondes, le tout dans un élégant vrombissement dont il est impossible de se lasser.

Mais la palme de la bienséance revient au V8 diesel de 4,4 litres. Certes moins exubérant que son frère à essence, ce huit cylindres est par contre plus serein, ne laissant pas deviner de quel carburant il se nourrit tant il est discret. Il dispose surtout d'un couple de 700 Nm (contre 625 pour le V8 essence) qui le rend impérial en toutes circonstances. Rien ne lui résiste, même avec une monte pneumatique standard. La puissance du moteur associée à l'excellent Terrain Response lui permettent de se tirer de n'importe quel terrain meuble et ce avec une aisance déconcertante.




Les pros savent pourquoi

On n'achète pas un Range Rover comme on achète une BMW X5, une Audi Q7 ou encore une Porsche Cayenne. Autrement dit, on n'acquière pas un Range juste pour se déplacer. Là où la majorité des SUV font office de véhicules de parade, qui ne verront jamais rien d'autre que du macadam, le Range demeure l'objet fétiche des vrais aventuriers. Une clientèle fidèle, qui ne papillonnera pas d'une marque à l'autre, et qui, de temps à autre, exigera de son véhicule qu'il soit à même de braver l'impossible. Pour les non-puristes, il y a toujours le Range Sport et surtout l'Evoque qui s'est déjà écoulé à plus de 100.000 exemplaires, dont 80 % des clients n'avaient jamais roulé en Range ! Une aubaine pour le constructeur britannique, habitué à des volumes de production nettement plus confidentiels.


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