La grogne du leader d'éthylotests français


Les destins vont et viennent pour Contralco, leader mondial du marché de l'éthylotest. La société basée dans l'Hérault s'est faite spécialiste de la vente d'éthylotests à usage unique. La société avait toujours le jackpot lors de l'introduction de la mesure gouvernementale obligatoire, amenant tous les automobilistes de l'Hexagone à s'équiper à bord d'au moins un testeur d'alcoolémie.
Cependant, la mesure, décidée sous l'ère de Nicolas Sarkozy, est encore difficile à mettre en application légale par les Forces de Police en raison de difficultés d'approvisionnement. Le Ministère de l'Intérieur, désormais mené par Manuel Valls, a fait connaître ses doutes quant à la potentialité de verbalisation dès mars 2013 (en cas d'échec à présenter un éthylotest lors d'un contrôle de police).

Pour Contralco, qui a lancé la production massive de produits et s'est donné mars comme date butoir pour pouvoir équiper les automobilistes (sans ainsi se faire dépasser par la concurrence en cas de délai supplémentaire accordée pour s'équiper), proteste. "Cette absence de continuité de l'Etat nous abasourdit... "Le retrait pur et simple de ce décret mettrait de fait en danger notre société et des emplois vitaux pour bien des familles de notre territoire". La société en appelle désormais aux élus de l'Hérault : "Nous vous demandons aujourd'hui d'être à nos côtés pour défendre le made in France en matière de prévention routière."

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