Le Brésil, nouvel eldorado du marché (3/3)


Une boutade redondante concernant le Brésil est qu'il s'agit « d'une économie du futur...et qu'elle le restera dans le futur ». Cela ne signifie pas que le succès est garanti. Il y a des raisons pour demeurer quelque peu modéré concernant ce marché spécifique. Pour de nombreuses raisons, l'économie a longtemps ressemblé à des montagnes russes : des booms massifs suivis d'inflations dévastatrices. Aussi, difficile, dès les années 80, d'oser investir plus de 15 milliards dans l'industrie pour lancer la machine qui se met en route seulement aujourd'hui dans la foulée d'une vague d'optimisme des placements.
Ces dernières années, le Brésil a proposé un bilan des plus attrayants : plusieurs clôtures de bilans en constante croissance, de manière stable. La réduction des taxes gouvernementales a permis de redynamiser un marché se trouvant une classe moyenne émergeante, capable de s'offrir des modèles de segments dépassant l'entrée de gamme. La voiture n'est plus uniquement réservée aux plus riches. Cette classe moyenne brésilienne grandit aujourd'hui encore plus vite que dans les autres pays émergeants et dispose d'une conscience en termes de développement durable que l'on retrouve rarement ailleurs, particulièrement dans les superpuissances en devenir.

Un autre aspect intéressant au sujet du marché brésilien est qu'il porte un réel intérêt aux énergies renouvelables. Ce qui est une posture commerciale ailleurs est une sensibilité certaine dans un pays qui pourrait cependant brandir son droit à la révolution industrielle « sale » comme le font l'Inde, la Chine et la Russie. L'Etat aide le consommateur à se diriger vers des choix alternatifs, telle que la propulsion à l'éthanol, très répandue et peu onéreuse à la pompe comme à la production (sucre de canne). Et l'on parle bien d'un pays qui se trouve de gigantesques quantités de pétrole dans les fonds sous-marins de la côte Atlantique.

Il convient cependant de prendre des pincettes au moment de réaliser les analyses sur le long terme. De nombreux brésiliens craignent encore une récession et la demande demeure timide dans les classes moins aisées, en dépit du système de crédit des plus développés et des paiements échelonnés disponibles pour presque tout (de la voiture en concession au livre à 30€ au centre culturel du quartier). Mais beaucoup savent que, pour reprendre une expression familière, « le futur, c'est maintenant ».

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