Essai Mercedes-Benz CLS Shooting Brake 250 CDI BlueEfficiency



Rares sont les breaks qui peuvent se targuer de bénéficier d'une silhouette attirante. A vocation plus pratique qu'esthétique, ceux-ci sont néanmoins parvenus à faire évoluer leurs formes au fil du temps. Et à ce titre, le nouveau CLS Shooting Brake de Mercedes constitue indubitablement un modèle à suivre.



Le constructeur à l'étoile compte bien reproduire le coup de maître qu'il avait réalisé en 2004, en commercialisant la CLS, premier coupé à quatre portes du marché, dont la première génération s'est vendue à 170.000 unités ! Et le moins que l'on puisse dire, c'est que Mercedes n'est pas en panne d'inspiration, créant des concepts et des modèles qui ont fait école ces dernières années. Ainsi, le roadster SLK a remis au goût du jour le concept de coupé-cabriolet en 1996, la Classe M a défini les contours de la catégorie des SUV ou encore les Classes A et B qui ont introduit l'idée d'un monovolume compact et surélevé. Depuis 2004, l'eau a coulé sous les ponts et tant Audi que BMW ont emboîté le pas de la CLS, en lançant successivement les A7 et Série 6 Gran Coupé. Soucieux de conserver une longueur d'avance sur la concurrence, le constructeur de Stuttgart a eu l'idée de prolonger le toit jusqu'à la poupe afin de créer un break de chasse.

Quelques constructeurs anglais mis à part, c'est la première fois qu'un label automobile se lance dans cet exercice de style, de surcroît en grande série et avec quatre portières. Tout logiquement, le break dérivé de la CLS hérite des principales caractéristiques de la berline, dont ses quatre motorisations essence et diesel : CLS 350 (V6 3,5 litres de 306 ch), CLS 500 (V8 4,6 litres biturbo de 408 ch), CLS 250 CDI (4 cylindres de 2,1 litres de 204 ch) et CLS 350 CDI (V6 3 litres de 265 ch). Tous les moteurs sont associés, de série, à la boîte de vitesses automatique 7G-TRONIC PLUS, ainsi qu'à la fonction Stop/Start ECO. Le break pourra également être équipé d'une traction intégrale, à condition d'opter pour le V8 essence ou le V6 diesel.



Petit mais costaud

Cet essai d'une semaine nous a permis de prendre en main le "petit" 250 CDI, une mécanique qui n'a pas grand chose à envier aux V6 et V8. Avec 204 ch et un couple de 500 Nm, elle pointe allègrement jusqu'à 235 km/h et abat le 0 à 100 km/h en 7,8 secondes. Le tout pour une consommation moyenne de 5,4 l/100 km et des émissions de CO2 cantonnées à 139 g/km ! Sur le route, cela se traduit par des accélérations franches et linéaires, qui prouvent que ce quatre cylindres ne manque vraiment pas de coffre. Quant à la boîte automatique à 7 rapports, elle parvient à se faire à la fois douce et réactive, collant parfaitement à la personnalité sportivo-classieuse du modèle. Faut-il pour autant ignorer les V6 et V8 ? Que nenni ! Car si le quatre cylindres diesel se révèle généreux et économe, il ne parvient néanmoins pas à égaler le raffinement de ses grands frères. Plus rugueux et moins discret, il a du mal à masquer une sonorité agricole qui est tout sauf élégante.


Plus sur que ça...

Au rayon technologique, on relèvera les projecteurs dynamiques à LED hautes performances. Ceux-ci allient la capacité des diodes à générer une lumière proche de celle du jour, à la performance, la fonctionnalité et l'efficacité énergétique des projecteurs bi-xénon de dernière génération. S'ajoute à cela plus d'une douzaine de systèmes d'aide à la conduite qui contribuent à éviter les accidents de la circulation et à minimiser la gravité des collisions. Les avertisseurs d'angle mort et de franchissement de ligne actifs détectent le changement de voie inopiné et les véhicules qui se trouvent dans l'angle mort, mais peuvent aussi rectifier la trajectoire du véhicule par une intervention de freinage en douceur lorsque le conducteur ignore les avertissements visuels ou sensoriels émis par le véhicule.


Une ambiance inimitable

L'élégance de la silhouette du break se conjugue à un habitacle luxueusement fini. Celui-ci se pare de détails novateurs et de finitions artisanales qui se marient à la perfection. Mais le plus impressionnant est incontestablement le coffre, qui se voit tapisser d'une moquette haut de gamme, rehaussée de cuir cousu main. Des rails d'arrimage en aluminium ajoutent aussi une touche d'exclusivité. Clou du spectacle : un plancher de chargement en bois, mêlant chêne fumé, merisier et rails en aluminium brossé. Un cocktail de matériaux nobles qui confère au compartiment à bagages l'élégance d'un pont de yacht. Somptueux !

La CLS, on aime ou on déteste. Mais une chose est certaine, le modèle ne laisse personne indifférent, d'autant plus lorsqu'il s'agit du Shooting Brake. Et s'il n'est pas parfait, du moins lorsqu'il embarque le 250 CDI, le jeu des options permet d'approcher un compromis réussi entre un break original et frugal, et une limousine quasi sportive. Une combinaison qui, à l'heure actuelle, demeure sans concurrence !

Sur le même sujet