Déjà six participations aux 24 Heures du Mans pour Benoît Tréluyer dont l'objectif va être de faire mieux qu'en 2010. A une marche seulement du bonheur suprême l'an passé pour sa première collaboration avec l'écurie Audi, il rêve cette année d'inscrire son nom au palmarès. Comme tous les ans, le natif d'Alençon qui a, pour ainsi dire, grandi à l'ombre des 24 Heures, n'a rien laissé au hasard dans sa préparation. Alors que l'édition 2011 est sur le point de débuter, il nous livre quelques points cruciaux, quelques règles indispensables au succès.
Etre bien installé
Premièrement, il faut être parfaitement installé dans la voiture, sinon on se fatigue très vite. L'an passé, nous avions trouvé une position de pilotage parfaite. Cette année, avec l'Audi R18 TDI, il a fallu tout recommencer mais nous y sommes parvenus. Le confort de pilotage est un point essentiel. Tu peux arriver au Mans avec la meilleure forme physique possible, si tu es mal installé, tu vas te détruire rapidement. Si le circuit des 24 Heures n'est pas des plus physiques par nature car il offre des plages de « relaxation » dans les lignes droites, il est très, très exigeant mentalement. Pour perdre le moins de temps possible, il faut que le pilote puisse rouler le plus longtemps possible au maximum de ses performances et, pour se faire, posséder une bonne position de conduite est primordial.
Soigner la communication
Pour être efficace, une écurie doit être bien organisée, mais pas tentaculaire ! S'il y a trop de monde, cela peut devenir très lourd à gérer. Il faut assez de personnes pour ne pas être débordé, mais pas trop pour garder une bonne communication. Lors des phases de développement d'une nouvelle voiture, il est parfois nécessaire que des membres de différents départements soient présents et l'équipe s'agrandit pendant cette période. Mais pour la course, l'écurie va retrouver sa taille normale et continuer d'avoir une communication interne parfaite – une de ses plus grandes forces.