
Ils sont trois à en rêver. Trois à ne jamais s'être trouvé en position de remporter le championnat à deux courses de la F1 de saison.
Dimanche, au terme du Grand Prix d'Interlagos, au Brésil, il y aura forcément des rires quelque part, et des pleurs à l'opposée. Pour la quatrième saison consécutive, le titre pilotes pourrait être distribué sur l'Autodrome enclavé dans les faubourgs tortueux de Sao Paulo.Jenson Button aborde le Grand Prix avec un coussin de 14 points d'avance sur son coéquipier Brawn GP Rubens Barrichello, et 16 sur Sebastian Vettel, le diamant brut d'Outre-Rhin de l'équipe RedBull.
Pour les bookmakers, la donne est claire : Button est le grand favori. Placé à 1.1 contre 1, le contraste face aux 9 contre 1 de Vettel est détonnant. Les parieurs visionnaires ayant anticipé la victoire de Button ne seront pas en reste. L'Anglais multipliera les mises par 500 de ceux ayant misé sur lui avant la première manche de la saison s'il remporte le championnat.
Gonflé à bloc, il a même pris des résolutions insolites pour rester focalisé sur son week-end de course : pas de sexe de tout le week-end. Sa fiancée Jessica Michibata, top modèle extrêmement populaire au Japon, n'a plus qu'à espérer que son Jenson ne doive pas garder les...boutons du pantalon fermés pour Abu Dhabi, s'il ne coiffe pas la couronne mondiale ce week-end!

Il suffit donc à Button de continuer à gérer son championnat, comme il le fait depuis le GP de Turquie, sa dernière victoire en date. C'était il y a 9 rendez-vous de cela. Finir devant ses deux rivaux, quelle que soit la position, suffirait à lui faire ramener une couronne de Champion de plus en Grande-Bretagne, et de succéder à Lewis Hamilton.
A l'abord de la course fatidique, tous se rejettent mutuellement la pression. Button argue, à juste titre, qu'il a beau être le gibier : n'avoir que 6 points à inscrire en deux courses est plus confortable que de devoir combler un retard conséquent. Barrichello est « transporté » par la foule Brésilienne derrière lui.
De son propre aveu, « ce GP pourrait être celui de ma carrière ». Mais le vétéran du plateau se bat à matériel égal contre Button et ne peut compter sur un possible avantage technique, à l'instar de Vettel, l'homme qui n'a plus rien à perdre. « C'est bien simple », sourie l'allemand avec une confiance intacte. « Je dois gagner les deux Grand Prix restants. Et espérer que les Brawn se prennent les pieds dans le tapis ». Vettel pourra par ailleurs compter sur le soutien de son coéquipier Mark Webber, écarté de la course au titre mathématiquement.
Une chose est sûre : la saison 2010 offrira à la discipline son quatrième champion différent en autant de saisons. Routinière, la F1 ?




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