
Toyota et la fondation japonaise pour la recherche, RIKEN, se sont associé pour mettre au point un fauteuil roulant contrôlé directement par le cerveau de l'utilisateur. Conçu pour les gens à mobilité réduite, ce fauteuil roulant est une des premières applications concrètes des systèmes à commande cérébrale. Une innovation qui rattrape la science fiction.
Pour piloter la chaise, l'utilisateur doit porter un casque bardé de capteurs mesurant l'activité électrique du cerveau. Les informations sont transmises à un ordinateur qui analyse en temps réel l'électroencéphalogramme de l'utilisateur. Pour tourner à droite, gauche ou simplement avancer, l'utilisateur doit penser à ces actions et la chaise répond instantanément. Magique !

Concrètement, l'ordinateur n'interprète pas directement vos pensées. Il compare, en temps réel, l'électroencéphalogramme aux images cérébrales préalablement enregistrées des actions : tourner à droite, tourner à gauche, et avancer. L'ordinateur doit donc apprendre votre « manière de penser » la droite, la gauche... Un peu comme un logiciel de reconnaissance d'écriture apprend votre écriture. Autant dire qu'il faut être concentré à la conduite et ne pas se mettre à penser à autre chose. Par raison de sécurité, un capteur de freinage est placé sur la joue. En la gonflant, tout s'arrête.
Les ondes cérébrales sont très complexes à analyser. Les tensions mesurées sont de l'ordre de quelques microvolts (un millionième de Volt). Le tour de force technologique se situe au niveau du traitement du signal. Toyota et RIKEN ont développé un algorithme qui filtre les bruits parasites (erreurs de mesure) et analyse l'électroencéphalogramme en un huitième de seconde.
La Toyota Prius se gare déjà toute seule, on peut donc rêver d'un volant en forme de casque à électrode.



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