

Technologie embarquée
Bien entendu, on n'arrive pas à battre des records de sobriété sans revoir le volet mécanique de ses autos. Comme premier remède, Volvo a doté chaque modèle de la gamme DRIVe d'un moteur diesel à la gestion spécifique. Ajoutez à cela des pneus à faible résistance au roulement, une aérodynamique améliorée, une caisse rabaissée ou encore des jantes quasi pleines qui ne sont pas sans rappeler les lames d'un robot de cuisine et vous obtiendrez des résultats étonnants qui contribueront à vous envoyer moins souvent chez votre pompiste. Les trois benjamines (C30, S40 et V50) reçoivent en plus le système Start/Stop qui diminue la consommation de 4 à 8 %. Enfin, Volvo possède aussi des usines et des ateliers de peinture qui constituent des exemples dans l'industrie automobile, tant en matière de réduction des émissions que de traitement des déchets.

La C30 constitue l'entrée de gamme du constructeur suédois. Un véhicule compact et pratique que l'on voit malheureusement trop peu sur nos routes. Son design unique et son grand hayon en forme de hublot en font pourtant un modèle aguichant qui permet de se différencier des grands classiques du segment que sont les Golf, Mégane et autres Focus. Badgée DRIVe, la C30 et son 1.6D de 109 ch ne rejette que 104 g CO2/km pour une consommation de 3,9 l/100 km ! Des valeurs proches de celles d'une Smart ! Ces faibles émissions permettent à la C30 de bénéficier d'une prime de 15 % sur le prix d'achat (et de 1.000 € en Wallonie), ainsi que d'une prime de 210 € sur le filtre à particules *. Actuellement, Volvo propose une série spéciale "Black Edition" qui, primes et réductions gouvernementales additionnées, vous amène à un tarif de 16.790 € *.

Tant la berline (S40) que le break (V50) reprennent la même mécanique que la C30, à savoir le 1.6D d'origine Ford/PSA. Malgré un poids supérieur à la benjamine de la gamme, Volvo est parvenu à offrir les mêmes valeurs record : 3,9 l/100 km et 104 g CO2/km. Les avantages octroyés sont donc rigoureusement les mêmes. Et si le poids adoucit légèrement les performances des deux modèles par rapport à la C30, le moteur affiche pourtant des reprises tout à fait acceptables. Sur les petites routes du Nord de Stockholm, nous sommes parvenus sans aucun mal à obtenir une consommation moyenne tournant autour des 4,5 l/100 km. Une conduite plus attentive et avec un oeuf sous le pied vous permettra d'atteindre les 3,9 l/100 km, voire moins ! Des valeurs étonnantes pour deux voitures au gabarit dans la norme.

Lorsqu'il y a quelques mois, Volvo annonçait que la S80 et la V70 recevraient un quatre cylindres de 1.600 cc pour animer les modèles DRIVe, beaucoup ont ricané, persuadés que la berline et le break seraient sous-motorisés. Mais si le 1.6D ne développe "que" 109 ch (une puissance tout à fait normale dans ce type de véhicules il y a une quinzaine d'années), son couple est pour sa part de 240 Nm, ce qui est tout à fait suffisant. Certes, le démarrage (comprenez la mise en mouvement) demande de jouer un peu des pédales, mais une fois lancée, l'auto se débrouille honorablement, faisant complètement oublier ce qu'elle cache sous son capot. Pour ce qui est de l'autoroute, les dépassements se feront un voire deux rapports plus bas, mais très honnêtement, le 1.6D suffit tout à fait sur des routes de toute façon bien souvent encombrées. Tant la S80 que la V70 s'en sortent avec un étonnant 4,9 l/100 km (et 129 g CO2/km), valeurs que l'on obtient ici aussi avec une certaine attention. Pour ceux qui ont le pied lourd, comptez un petit 6 litres, ce qui de toute façon demeure remarquable.

Les deux aventuriers de la gamme reçoivent un 5 cylindres en ligne baptisé 2.4D, boosté par un seul turbo et qui offre un couple de 420 Nm ! Malgré cela, la consommation en carburant reste cantonnée à 6 l/100 km et les émissions de CO2 à 159 g/km, soit des valeurs exceptionnelles dans la catégorie. Dans l'aventure DRIVe, les deux SUV ont perdu leurs quatre roues motrices, devenant ainsi de simples tractions. Mais ça ne les empêche nullement de s'en sortir honorablement, même si le couple semble parfois prendre le dessus sur la qualité de l'adhérence. Mais il faut déjà bigrement tirer dans la mécanique pour en arriver là. Et si le moteur a été retravaillé, pour réduire les frottements internes, en limitant les pertes par pompage et les pertes de charge dans l'admission et les échappements, le 5 en ligne demeure une référence en agrément de conduite, surtout quand il se met à chanter dans les moyens et hauts régimes. Un régal !
On le constate d'entrée de jeu en essayant les modèles de la gamme DRIVe : il est possible de produire des automobiles propres et sobres, sans pour autant pénaliser l'agrément de conduite. Certes, vous ne devez pas vous attendre à prendre le volant d'une furie automobile, mais ces modèles DRIVe demeurent plaisant à conduire et ne font pas tache en comparaison avec des modèles classiques. Cet agrément non pénalisé et l'ambiance inimitable qui règne au sein de ces Volvo en font des compagnes de villégiature de premier choix. Et croyez-moi, vous vous salirez les mains nettement moins souvent en faisant le plein !
* offres valables en Belgique

L'équipe Volvo DRIVe, de la gauche vers la droite : Johan Lessmark, Chief Electrical Program Engineer, Jonas Caspersson, Chief Powertrain Program Engineer, Ulf Nordström, Industrial Project Leader, Göran Persson, Powertrain Controls & Calibration Manager et Peter Ewerstrand, CO2 Director.



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