
Mieux qu'un long discours, ces chiffres expriment l'engouement que suscite le Cayenne. Fort de ce succès, la marque n'a cessé de choyer sa clientèle en peaufinant son esthétique et sa technologie afin de le rendre plus efficace. C'est ainsi que, par des configurations qui ont toutes leurs spécificités et une clientèle bien particulière, la famille Cayenne compte désormais sept versions basées sur une plate-forme commune. De quoi répondre au mieux à une demande exceptionnellement large. Et depuis février 2009, une nouveauté majeure qui en a surpris plus d'un et qui a fait couler beaucoup d'encre a fait son apparition : le Cayenne diesel.

Un diesel chez Porsche !? C'était selon les puritstes, sinon un crime de lèse-majesté, en tout cas un choix contre nature, incompatible avec l'image Porsche. Pour expliquer ce choix, la direction du constructeur a mis en avant un constat qui ne peut être critiqué : l'environnement économique ne cesse d'évoluer et les réalités d'aujourd'hui ne sont plus celles d'hier. Et s'il est vrai que le Cayenne connaît un beau succès commercial depuis son lancement, il se devait d'évoluer pour préserver la bonne santé de la gamme tout en répondant aux exigences environnementales actuelles. Car c'est bien l'atout n°1 du Cayenne Diesel : permettre à Porsche de poursuivre de façon résolue son offensive pour une réduction de la consommation. Du reste, et qui s'en plaindra, l'introduction de cette motorisation se justifie aussi par la modification d'une législation qui permet d'alléger la charge fiscale appliquée au segment des SUV à caractère sportif.

Que découvre-t-on sous le capot du Cayenne Diesel ? Un V6 TDI de 3 litres développant 240 ch. Il se contente, en moyenne, de 9,3 l/100 km, alors que son couple généreux de 550 Nm lui confère une vitalité remarquable. Autre qualité essentielle : « l'éco-mobilité » du véhicule dont les émissions de CO2 ne dépassent pas 244 g/km. Clairement, le Cayenne Diesel s'inscrit dans une approche respectueuse de l'environnement. Le temps de réponse du turbocompresseur a été raccourci à l'extrême grâce à une gestion avancée des volets de turbulence et un recyclage optimisé des gaz d'échappement. Quant à la transmission, il s'agit d'une Tiptronic à 6 rapports qui est montée de série. Et d'un point de vue esthétique, en essence ou en diesel, c'est du pareil au même ! Seules les ailettes de refroidissement de l'intercooler, visibles à hauteur du passage de roue avant côté conducteur, permettent de différencier le dernier-né des Cayenne.

Tous ceux qui ont pu l'essayer vous le diront, l'engin fait preuve d'une parfaite homogénéité. Avec seulement 70 kg en plus que le V6 essence, le Cayenne Diesel distille un équilibre général proche de la perfection. C'est bel et bien une Porsche ! Ses reprises en attestent, le 0 à 100 km/h étant abattu en 8,3 secondes. Pour ce qui est de la sonorité, il faut vraiment tendre l'oreille pour s'appercevoir que le moteur est un diesel. Et les ingénieurs ne se sont pas contentés de greffer un bloc diesel dans une caisse existante puisque tout a été pensé pour en faire un modèle inédit : de l'instrumentation aux conduits, en passant par la ligne d'échappement ou l'acoustique, le Cayenne Diesel n'a rien à envier à ses frères à essence.




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