Tramontana R : Ready for take off*



L'Espagne n'est pas réputée pour sa tradition automobile. Néanmoins, depuis quelques années, la péninsule ibérique a vu naître trois nouveaux constructeurs de supercar : GTA Motor, Ascari et A.D. Tramontana. Ce dernier nous présente la dernière évolution de son unique modèle, la Tramontana R.

Entre un Rafale et une Formule 1, la Tramontana R ne laisse pas indifférent. C'est vrai, à quoi bon faire une supercar qui ne renouvelle pas le genre. Dans ce marché de niche, où l'image de marque compte beaucoup, il vaut mieux jouer la carte de l'originalité. Josep Rubau et Pere Giro, les propriétaires de la marque, l'ont bien compris en dessinant cette voiture.


Ce missile sol-sol s'inspire du design des F1. Les roues sont à l'extérieur de la carrosserie et le conducteur prend place au milieu de la voiture. Comme dans un avion de chasse, une verrière protège le pilote. C'est bien de pilotage qu'il est question ! Aidée par 250 kg d'appuis aérodynamique, l'accélération latérale peut atteindre 1,22g avec des pneus de série.

Côté moteur, on retrouve un V12 5.5 litres bi-turbo emprunté à la Classe S de Mercedes. Avec 1268 kg sur la balance, la Tramontana n'a besoin que de 3,6 secondes pour atteindre 100 km/h. Pour comparaison, une Renault Clio dci 105 met 11,1 secondes sur le même exercice, soit plus de temps que la Tramontana pour gagner 200 km/h (10,5 s). En raison d'une instabilité aérodynamique à haute vitesse, la Tramontana R est limitée électroniquement à 325 km/h. L'extravagance du design se paye sur la vitesse de pointe.



A bord, le conducteur fait face à un véritable cockpit. Un écran LCD affiche les informations et le levier de vitesses ressemble à un joystick. Le volant est à mi-chemin entre un manche d'un 747 et un volant de F1.



Limitée à seulement 12 exemplaires par an, la Tramontana R s'adresse à un publique averti pour qui l'exclusivité n'a pas de prix.

* Prêt à décoller

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