
Le designer Joe Harmon et un groupe d'étudiants de l'Université de Caroline du Nord se sont lancés dans la réalisation d'une supercar de 600 cheveaux. "Une de plus" me direz-vous ! Hé bien non, cette équipe ambitionne de la fariquer en bois. L'objectif est de quantifier les limites de l'utilisation du bois dans une voiture.
Sous le capot, la Splinter cache un V8 d'origine Cadillac développant 600 chevaux. Afin d'éviter que le bois du compartiment moteur ne prenne feux, l'admission et l'échappement ont été inversé. Le collecteur d'échappement, source de chaleur, se retrouve au milieu du bloc moteur, près du capot.
D'un point de vue technique, ce choix qui parait moyenâgeux, à priori, n'est pas dénué de sens. En effet, le bois a un bien meilleur ratio résistance-masse que l'acier et l'aluminium. D'ailleurs, ce n'est pas par hasard si les premiers avions, beaucoup de planeurs et d'avions de voltige actuels sont fabriqués en bois.

La science des matériaux définit le bois comme un composite naturel. La présence de noeuds (les taches que vous pouvez observer sur une planche) dégrade les performances mécaniques. Pour s'affranchir des aléas de la nature, cette voiture triche un peu ! Des fibres de bois sont tissées en nappes puis noyées dans une résine, assurant la cohésion de l'ensemble. Le tout est drapé sur des moules aux formes souhaitées. Cela permet de fabriquer des pièces présentant des courbures importantes et d'orienter les fibres dans le sens des actions mécaniques. Cette technique est en tout point comparable aux pièces en carbone, mais dans ce cas les fibres sont naturelles. Cette voiture est donc un paradoxe entre un matériau ancestral et un procédé de fabrication à la pointe de la technologie. Vous ne regarderez plus vos chaises comme avant!



Asylum
Commentaires (Page 1 de 1)
vincent @ Jun 9th 2009 1:09AM
je suis carrossier, mécanicien, maintenant faut faire ébéniste...
belle performance